L’Homme et la voiture volante (2015)

Depuis l’enfance l’ingénieur toulousain Michel Aguilar a un rêve: «faire décoller l’humanité ». Il n’a jamais renoncé à son projet, celui de concevoir un engin volant révolutionnaire qui permettrait à tout un chacun de quitter la terre ferme aussi facilement qu’il prend le volant de son automobile. Accroché à son rêve, il entraîne dans son sillage des entreprises et de jeunes ingénieurs qui se réveillent, et la voiture volante prend enfin le chemin des possibles. Les paroles de Clément Ader, son illustre prédécesseur, inventeur de l’avion, accompagnent son parcours avec une surprenante modernité. Entre présent et futur, entre rêve et réalité, le documentaire « L’homme et la voiture volante » dresse le portrait d’un inventeur atypique, inspiré et déterminé.

les docs du nord - voiture volante

Ecrit et réalisé par Virginie Mailes Viard
Image: Mathias Touzeris et Guillaume Brault
Prise de son: Didier Baulès
Montage: Gilles Pédoussaut
Voix off: Didier Baulès
Dessins originaux: Anne Letuffe
Montage: son et mixage Didier Baulès
Etalonnage: Gilles Pédoussaut
Coproduction : Toulouse Télévision – TLT.
Avec le soutien de la Région Midi-Pyrénées, de la PROCIREP et de l’ANGOA, de Gindou Cinéma, de la SACEM et du CNC

« Voilà un film qui redonne du souffle au genre documentaire, à l’instar peut-être, côté fiction, de l’injustement méconnu Tucker : l’homme et son rêve de Francis Ford Coppola (1988). La réalisatrice Virginie Mailles Viard et son équipe dressent ici le portrait d’un inventeur passionné, une sorte d’ovni, sans cesse dans le mouvement, qu’il marche vers une école pour parler de son projet de voiture volante à des enfants médusés, qu’il court le long du Canal du Midi (autre création d’un rêveur éveillé) ou qu’il donne une interview par téléphone au volant de sa voiture. Pourtant enraciné dans le réel et le quotidien d’un savant, tout semble ici aérien, y compris les dessins de l’illustratrice Anne Letuffe qui serpentent de part en part dans le film. Ironique sur les pesanteurs de notre société, enthousiasmé par l’inaliénable nécessité de rêver et d’être fou, L’Homme et la voiture volante nous rappelle que les inventeurs sont les garants du monde et que, comme disait Picabia, notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de sens. »

Alexandre Tylski, France Culture, Mars 2015

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